Chères et Chers collègues, c’est parti !
9h30 : Conférence introductive
Familles en transition, parentalités sous pression : quels repères et quelles politiques pour demain ?
Claude MARTIN, Sociologue, Directeur de recherche émérite au CNRS
Au regard du modèle familial dominant durant les « 30 Glorieuses » (1945-1975), la famille a connu d’importants changements. Les modèles se sont diversifiés. Plutôt qu’invoquer
un effondrement ou une crise, ou en appeler à une « restauration de la famille nucléaire », il est préférable de tenter de comprendre les causes de ces changements. Pour en prendre la mesure et bousculer quelques idées reçues, il faut rappeler quelques données et repérer les principaux défis qui sont posés à nos sociétés.
Les politiques publiques en direction des familles ont tenté de s’adapter à ces changements : épauler les couples pour actualiser leur désir d’enfants ; concilier vie familiale – vie professionnelle – vie personnelle ; réduire les inégalités provoquées par les transitions familiales (monoparentalité, recomposition familiale) ; développer une politique de l’enfance et la jeunesse pour améliorer leur bien-être ; accompagner les transitions d’âge ; soutenir les enfants devenus les aidants de leurs propres parents, etc.
Parmi les derniers maillons des politiques publiques en direction de la famille et de 30 dernières années, un ensemble de mesures de soutien à la parentalité. Comment comprendre cette nouvelle orientation à l’échelle internationale ? S’agit-il d’ailleurs d’une politique véritablement nouvelle ? Le rôle des experts et le développement d’un véritable marché du conseil aux parents en ce domaine est tout à fait majeur. Cependant leurs désaccords et les controverses qu’ils développent laissent souvent les parents et les professionnels désorientés. Qui croire ? Et pour les professionnels, comment accompagner les parents dans un tel contexte ? Comment répondre à leurs préoccupations sans les submerger de conseils individuels dont les effets ne sont ni garantis, ni souvent positifs ? La responsabilité d’une génération d’adultes, qui entend préparer la génération suivante au monde qui vient, peut-elle se limiter à ce niveau de réponses ?
11h00 – 12h30 : Table-ronde 1
Parentalités et politiques d’action sociale : leviers et synergies au service des politiques familiales
Céline MARC, Directrice du département enfance, jeunesse et parentalité- CNAF
Jean-Baptiste FROSSARD, Ministère des Solidarités -Directeur de projet service public petite enfance – Secrétaire général du comité de la filière petite enfance
Patrice PERSON, Adjoint à la cohésion sociale, Vice-président du CCAS de Pleyben Président UDCCAS29
Après l’institutionnalisation de la branche famille en 1945, la politique familiale a connu de nombreuses évolutions tant structurelles que organisationnelles. Les années 2000 et 2010 marquent l’amorce d’un renouvellement des approches et fondements autour de 3 objectifs : le soutien dans l’accueil des enfants, l’accompagnement des évolutions familiales par un soutien à la parentalité, la réduction de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Toujours d’actualité, ces enjeux restent des axes majeurs pour les collectivités territoriales mais leurs mises en œuvre restent fragiles. En effet, certaines structures ne peuvent survivre et rester accessibles à tous sans soutien financier parfois important des collectivités territoriales. En outre, les évolutions réglementaires obligent les collectivités territoriales à repenser et adapter leurs politiques de soutien à la parentalité dans un cadre de plus en plus normé (CTG, Service public petite enfance, etc) et toujours plus contraint financièrement. En conséquence, le portage déstructures par le service public est-il encore possible ? Enfin, dans un contexte d’évolution sociétale des modèles parentaux et d’une augmentation des publics empêchés, les collectivités territoriales se dirigent-elles vers une généralisation de la création d’aides spécifiques aux publics (familles monoparentales, handicap reconnu,etc.) et d’adaptation de leurs barèmes (prise en compte ou non des pensions alimentaires, de l’AEEH, etc..).
14h30 – 16h00 : Table-ronde 2
2005 – 2025 : évolution des paradigmes autour du handicap et de l’accompagnement des familles.
Christel PRADOChristel PRADO, Conseillère du CESE (2010-2015et présidente de l’Unapei (2010-2016)
Xavier CAILLXavier CAILL, Coordinateur Départemental du Pôle Ressources Handicap du Finistère
Avec la présence d’une Famille accompagnée par le PRH
Le rapport 2024 de la DREES souligne l’absence de définition unique du handicap et de méthode consensuelle pour le dénombrer, rendant cette question complexe, surtout lorsqu’elle est liée à la parentalité. La loi handicap de 2005 est venue changer le paradigme de la vision du handicap en se centrant sur la personne et son besoin de compensation. C’est désormais à la société de compenser le handicap et non à la personne elle-même. Cette loi a sensibilisé politiquement et apporté des moyens financiers aux familles, bien que des progrès restent à faire. Quel bilan en tirer 20 ans après ? Que ce soit concernant l’investissement des collectivités dans le soutien à l’inclusion ou l’accès aux droits qu’en terme d’accompagnement des professionnels et des familles ?
Vendredi 20 juin
9h00 – 11h00 : Table-ronde 3
Devenir parent de son parent ou aidant de son enfant, enfant aidant, parent aidé : une redéfinition des rôles ?
Simon DE GARDELLE, Directeur de l’Association Française des aidants
Sonia PAREUX, Cheffe de projet et développement Pôle Ressources Handicap 37 et Parent’ailes
Anne-Sophie QUERE, Cheffe de projet de l’Association Ker’Aidants
Devenir parent de son parent ou aidant de son enfant, enfant aidant, parent aidé : une redéfinition des rôles ?
“ En France, en 2021, 9,3 millions de personnes déclarent apporter une aide régulière à un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie, que cette personne vive dans le même logement ou ailleurs. Cette aide peut prendre la forme d’une aide aux activités de la vie quotidienne, d’un soutien moral ou, pour les adultes, d’un soutien financier. Ainsi, 8,8 millions d’adultes et 0,5 million de mineurs de 5 ans ou plus sont proches aidants, soit respectivement un sur six et un sur vingt d’entre eux. ” (Etudes Drees 2023).
Pour autant, le statut d’aidant est encore insuffisamment pris en compte dans la société. Avec l’évolution démographique, la « génération sandwich », qui désigne les adultes d’âge moyen s’occupant à la fois de leurs parents âgés et de leurs enfants, fait face à un double défi.
Ce phénomène affecte les relations familiales et soulève des questions sur la conciliation entre vie professionnelle et familiale. Bien que les collectivités territoriales aient mis en place des dispositifs pour soutenir les personnes aidées, la reconnaissance et le soutien des aidants restent insuffisants. Il est crucial de réfléchir à leur place dans la société. Après un état des lieux, nous verrons comment accompagner les aidants, notamment vers leur droit au répit et quelles actions existent en tant que managers pour soutenir les agents aidants.
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