Lettre d’information n°100

Souvenez vous « La Rochelle 2008 », aux 31èmes Rencontres de l’ANCCAS nous avions réfléchi sur la thématique de la mixité sociale. Voilà bien un thème consensuel et un objectif fédérateur !

Tous les intervenants nous y ont dit que la mixité sous toutes ses formes est un enjeu essentiel du « mieux vivre ensemble », l’un des fondements du pacte social qui construit une nation. Sociologues, politiques et travailleurs du social s’étaient séparés tous d’accord : la mixité sociale est un principe républicain.
Voilà pourquoi j’essaie de comprendre depuis quelques temps deux mesures qui, me semble t il, ne vont pas dans ce sens. La première, presque anecdotique dans sa portée, met en place quelques lycées d’excellence où sont regroupés des poignées d’élèves méritants issus des banlieues difficiles. Pourquoi ne pas les avoir intégrés dans des collèges ou lycées de centre ville ? Doit-on se résoudre qu’avec ou sans carte scolaire l’école reste le miroir des inégalités sociales ?
La seconde mesure, la modification du régime des surloyers en HLM, pousse au départ des locataires
installés parfois depuis de longues années. Beaucoup d’entre eux sont des acteurs importants dans la vie des quartiers. Ils sont de par leur histoire et leur âge l’un des éléments permettant de maintenir l’équilibre fragile de certaines cages d’escalier. Leur départ est déjà regretté par leurs voisins et leurs bailleurs.
Les questions de l’accès au savoir et de l’accès au logement ne sont pas simples, les réponses ne peuvent pas l’être non plus.

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