Lettre d’information n°104

Il y a des périodes où les mauvaises nouvelles se succèdent. Le contexte socioéconomique semble se dégrader de jour en jour. Nos amis grecs n’en peuvent plus. Nos cousins transalpins ne sont pas au mieux et voilà que la faillite d’une banque va nous fâcher avec nos voisins belges.

Au passage le naufrage de cette banque met à mal les finances déjà dégradées de nombre de nos communes et nos départements. Sans doute d’ailleurs, certains CCAS ne seront pas épargnés soit directement soit en contrecoup de leur mairie de rattachement.

En conséquence de cette catastrophe annoncée, le report de la grande réforme de la dépendance était parait- il inéluctable. Trop cher ! Au final, pour les vieux, il reste 50 millions d’euros pour éviter la destruction des services à domicile…pour quelques mois. Inutile de dire ce combien notre réseau déplore cette décision qui laisse personnes âgées, familles et professionnels entre colère et désarroi.

Nous ne pouvons pas accepter d’être laissés seuls face à des personnes âgées et des familles qui revendiquent à juste titre le « droit à la bien-traitance » .Nous ne pouvons pas accepter d’être considérés au mieux pour des incompétents, au pire pour des maltraitants alors que nous dénonçons depuis des années l’insuffisance des moyens humains dont nous disposons.

La situation dans de nombreux EHPAD est devenue explosive. Le décalage entre les exigences des tutelles, ARS et Conseils Généraux, et les moyens qu’ils nous octroient est tel que l’on peut se demander si certains savent de quoi ils parlent. Que dire aussi des recommandations de certaines agences nationales dont la lecture nous fait rêver d’un monde meilleur…

L’ANCCAS appelle à la remise en chantier immédiate de la réforme de la prise en charge de la dépendance sans laquelle les services et établissements pour personnes âgées sont condamnés à pratiquer de la « mauvaise traitance ».

Denis GUIHOMAT

 

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